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« Vous qui venez de la région parisienne,
comment avez-vous eu vent de cette plate-forme immobilière dédiée
aux secteurs des sciences de la vie ? » interroge Martin Malvy,
le président de région, au docteur Bernard Morvan, qui dirige
Bios Chemicals, l'une des deux entreprises déjà installées sur
le site flambant neuf. « Grâce aux informations et sollicitations
répétées de Midi-Pyrénées Expansion, répond le dirigeant. Nous
étions installés depuis trois ans en Ile-de-France et lorsque
l'on compare le prix du mètre carré avec celui de l'Ariège, on
n'hésite pas longtemps. »
C'est comme ça que Cap Delta, sa pépinière d'entreprises implantée
au milieu du parc technologique Delta Sud et maintenant sa plate-forme
technologique sont devenus l'un des trois nombrils économiques
les plus novateurs de l'Ariège, avec un grand « A ». Ajoutez à
cela la présence d'autres entreprises sur le secteur, qui sont
autant de partenaires potentiels, et la proximité de Toulouse,
Airbus et son futur Canceropôle, il n'en faut pas beaucoup plus
pour faire pencher la balance en faveur de l'Ariège.
Sans oublier que le « développement des voies de communication
rapproche déjà l'Ariège de Toulouse, et il n'en faut plus beaucoup
- 50 km - pour faire de même avec l'Andorre et ouvrir sur l'axe
européen Amsterdam-Barcelone », en a profité pour glisser Augustin
Bonrepaux, le président du conseil général, en regardant le représentant
de l'État. Martin Malvy, le président du conseil régional, a préféré
positiver en soulignant « la réussite de cette initiative dans
la période que nous traversons. Cap Delta est un exemple de ce
qui bouge. L'Ariège aussi. Midi-Pyrénées Expansion et Midi-Pyrénées
Innovation, que je préside, pour bien marquer le choix politique
régional vont pousser encore plus loin le soutien que nous accordons
aux entreprises. Nous allons doubler dans les années à venir (passer
de 15 à 30) le nombre des zones d'intérêt régional et les soutenir
à hauteur de 60 %, poursuit le président de région, tout en les
accompagnant dans de grands salons internationaux ».
Le préfet Valette a rappelé l'aide de l'État dans cette réalisation
(voir encadré) en soulignant que « cet instrument, qui représente
l'innovation, est l'espoir pour notre avenir. Il faut avoir espoir
dans la recherche et la production industrielle à forte valeur
ajoutée, regarder loin devant et non pas regretter notre passé.
Il ne faut pas résister pour le simple plaisir, pas plus devant
les autoroutes que les aéroports… » Un concert quasi symphonique
auquel il ne manquait, « faute de temps », qu'une seule voix.
Celle de Michel Teychenné, représentant l'Europe, qui préféra
conclure en disant que « les discours ne sont pas importants,
seuls les financements et les actes comptent et restent
! »
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